Posterous theme by Cory Watilo

Le parti d'Aung San Suu Kyi légalisé

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Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été officiellement reconnu comme légal par la commission électorale, indique, mardi 13 décembre, le quotidien officiel New Light of Myanmar"La commission électorale de l'Union a autorisé la formation" de la LND "dès lors que le dossier d'enregistrement comme parti politique" déposé le 25 novembre à Naypyidaw est "en accord avec la loi", a indiqué le journal anglophone.

La LND, qui avait boycotté les élections de novembre 2010, est désormais en course pour présenter des candidats, dont la lauréate du prix Nobel de la paix elle-même, aux législatives partielles attendues d'ici à quelques mois mais dont la date n'a pas été annoncée.

Le parti avec lequel l'opposante a fait toute sa carrière politique avait été dissous en mai 2010 par la junte alors au pouvoir, à la suite de son annonce du boycott du scrutin de novembre suivant. Aung San Suu Kyi a longtemps défendu cette stratégie, refusant de cautionner un scrutin qualifié de "mascarade" par l'Occident. Depuis, les militaires ont pourtant mis en place un régime "civil", certes toujours sous leur contrôle, mais à la tête duquel le président Thein Sein a multiplié les réformes, espérant sortir de l'isolement international qui épuise le pays.

Celle que les Birmans appellent respectueusement la "Dame" de Rangoun va donc pouvoir s'engager dans le combat électoral pour la première fois de sa vie.

En 1990, la LND avait humilié le régime militaire en remportant 392 des 485 sièges en compétition. Mais les généraux avaient refusé de s'incliner. En passe de devenirune icône mondiale de la démocratie, Aung San Suu Kyi était alors déjà privée de liberté et l'est restée pendant quinze des vingt et une années suivantes.
Aung San Suu Kyi, 66 ans, a été libérée le 13 novembre 2010.

Le Monde
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/13/la-lnd-d-aung-san-suu... 

 

«Je ne crois pas à un retour en arrière et une répression en Birmanie»

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Rangoon

Questions à Wai Phyo, journaliste birman, prix Reporters sans frontières 2011

Wai Phyo, du Weekly Eleven News, propriété de l’Eleven Media Group, a reçu mercredi à Paris le prix Reporters sans frontières. Il revient sur les réformes en cours initiées par le gouvernement «civil» birman qui a succédé à la junte en mars.

La censure contre la presse est-elle encore pratiquée ?

Depuis huit mois, des changements sont en cours dans la presse birmane qui publie dorénavant les photos d’Aung San Suu Kyi. Pour nos journaux sportifs, nous n’avons plus besoin de faire contrôler nos pages avant publication. En revanche, les pages du Weekly Eleven News Journal, notre hebdomadaire d’informations générales, sont toujours visées par la censure. Nous avons pu publier un article très critique sur le projet de barrage de Myitsone [l’immense chantier destiné à fournir de l’énergie en Chine a été suspendu jusqu’en 2015, ndlr] en évoquant les risques écologiques, les dangers pour les populations kachines et en donnant la parole aux opposants au projet. La censure est intervenue à la marge en modifiant ou en effaçant quelques mots, mais l’article a été publié. Quelques mois plus tôt, cela aurait été impossible.

S’agit-il de réformes cosmétiques ou d’un changement de nature ?

Le régime lâche du lest petit à petit. Je ne crois pas un brusque arrêt des réformes avec un retour en arrière et une répression comme en 1988 [au moins 3 000 morts, ndlr]. Le régime sait qu’il subirait alors une pression très forte des Etats-Unis, de l’Union européenne et un renforcement des sanctions internationales dont il souhaite se débarrasser. En 2013, la Birmanie va accueillir les Jeux du Sud-Est asiatique et, l’année d’après, elle présidera l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est. Les autorités ne feront rien qui puissent compromettre ses deux rendez-vous internationaux. Disons que la libération de tous les prisonniers politiques, dont Min Ko Naing [leader de la révolution de 1988], marquera un vrai changement.

Ancien général, le président Thein Sein peut-il incarner une transition démocratique ?

Il est l’origine de la suspension du barrage de Myitsone. Il a tenu compte de l’avis des populations et des ONG. Il a rencontré Aung San Suu Kyi, qui semble croire à la sincérité de Thein Sein. Il est conscient que l’économie est à terre, qu’il y a urgence à agir face à la crise monétaire. Cela prendra du temps, car les militaires sont là depuis 1962, mais le régime change.

Propos recueillis par Arnaud Vaulerin pour Libération
Interview paru sur http://www.liberation.fr/monde/01012376822-je-ne-crois-pas-a-un-retour-en-arr... 

Chine : Hu Jintao demande à la marine d'être prête au combat

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Le président chinois, Hu Jintao, a appelé mardi la marine à être prête au combat et à poursuivre sa modernisation afin de sauvegarder la sécurité nationale de la Chine, a rapporté l'agence Chine nouvelle. Il lui a ainsi demandé "d'accélérer sa modernisation" et de "mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire" afin de "sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale", alors que les ambitions maritimes de la Chine provoquent l'inquiétude de ses voisins et des Etats-Unis.

Hu Jintao s'exprimait à Pékin devant des responsables de la puissante Commission militaire centrale, dont il est le chef, et en présence de son très probable successeur à la tête du pays, le vice-président Xi Jinping, numéro deux de la Commission. Selon un communiqué publié sur le site du gouvernement, la rencontre portait sur l'armement de l'Armée populaire de libération (APL) et les derniers développements concernant la marine. "Notre travail doit se concentrer sur le thème de la défense nationale et du renforcement des capacités militaires", a expliqué le chef de l'Etat.

PRÉSENCE MILITAIRE DES ÉTATS-UNIS 

L'armée chinoise avait annoncé qu'elle devait mener fin novembre des manoeuvres navales dans "l'ouest de l'océan Pacifique", dans un contexte de tensions accrues sur des territoires disputés avec ses voisins. Cet "entraînement de routine (...) ne vise aucun pays particulier" et la liberté de naviguer de la Chine "ne doit pas être entravée", avait-elle assuré.

Cette annonce est intervenue juste après un voyage en Asie-Pacifique du président américain Barack Obama, au cours duquel il a annoncé que les Etats-Unis allaient renforcer leur présence militaire en Australie. Dans un discours prononcé le 16 novembre à Canberra, Barack Obama avait insisté sur le fait que les Etats-Unis étaient dans la région "pour rester".

UNE MARINE DE PLUS EN PLUS PUISSANTE 

L'APL, plus grande armée du monde, reste essentiellement une armée de terre mais la marine joue un rôle accru alors que la Chine apparaît de plus en plus soucieuse de défendre ses ambitions maritimes. Le Pentagone avait émis une mise en garde plus tôt cette année contre les importants budgets alloués par la Chine à sa marine, notamment en armement sophistiqué. Fin novembre, le premier porte-avions chinois, qui incarne les ambitions navales de Pékin, a effectué sa deuxième sortie.

Le sujet des ambitions de Pékin dans les régions maritimes à l'ouest du Pacifique s'est aussi invité au sommet annuel de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) ainsi qu'au sommet de l'Asie orientale le mois dernier à Bali (Indonésie).

En effet, le Vietnam, les Philippines et Taïwan se heurtent à la Chine pour revendiquer la souveraineté sur le petit archipel des Spratleys, des îles de la mer de Chine méridionale riche en hydrocarbures, que Pékin considère siennes. Pékin et Hanoi se disputent aussi les Paracels. Ces différends territoriaux provoquent des pics de tension chroniques entre la Chine et ses voisins - Philippines ou Vietnam ces derniers mois, Japon fin 2010.

Le Monde http://goo.gl/0x1NN


 

Birmanie: les signes d'une ouverture

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Des moines bouddhistes à Rangoon 

Un an après avoir organisé le premier scrutin politique dans le pays en vingt ans, le 7 novembre 2010, dénoncé alors comme une "mascarade", la Birmanie donne plusieurs signes d'ouverture politique, observés avec prudence par les opposants et la communauté internationale. La visite historique de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, jeudi 1er décembre, signifie une nouvelle étape des relations diplomatiques entre les deux pays, mais Mme Clinton a mis en garde lepouvoir birman : d'autres réformes sont nécessaires avant une levée des sanctions internationales.

L'un des premiers signes du changement politique est la dissolution de la junte le 30 mars et le transfert du pouvoir à l'ex-général Thein Sein, qui devient président de la Birmanie, à la tête d'un gouvernement de civils et de militaires. Le généralissime Than Shwe, au pouvoir depuis 1992, prend sa retraite. L'Occident dénonce une forme de façade.

 En parallèle, le régime multiplie les signes vis-à-vis de l'opposition et de sa principale représentante, Aung San Suu Kyi, dont l'assignation à résidence a été levée quelques mois plus tôt, en novembre 2010. Le 6 juillet, des centaines de Birmans se rassemblent à Bagan, dans le Centre, pour la première sortie de Rangoun de l'opposante, à l'occasion d'un voyage privé. Un mois plus tard, le 14 août, Suu Kyi se rend à Bago pour son premier déplacement "politique" depuis sa libération, puis rencontre le président birman le 19 août.

Récemment, le 18 novembre, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Suu Kyi a voté pour son retour dans la légalité et la participation aux prochaines législatives partielles. L'opposante a confirmé, la veille de la visite d'Hillary Clinton, qu'elle serait candidate aux élections. La secrétaire d'Etat américaine a salué cette réintégration de la LND dans le jeu politique, mais demandé au régime que "tous les partis politiques puissent ouvrir des bureaux dans tout le pays et puissentconcourir dans des élections libres, justes et crédibles".

La visite d'Hillary Clinton, la première d'un chef de la diplomatie américaine dans le pays depuis 1955, marque le début d'un nouveau dialogue entre Naypyidaw et Washington. Le président Thein Sein a salué un "nouveau chapitre" dans les relations entre les deux pays. Mais Mme Clinton est restée ferme, insistant sur la nécessité de mener d'autres réformes. Ainsi, contrairement à ce que demande la Chine, la levée des sanctions internationales n'est pas envisagée par les Etats-Unis dans l'immédiat. 

En revanche, une mesure qui pourrait être décidée prochainement par Washington est l'envoi d'un ambassadeur en Birmanie, les Etats-Unis étant actuellement représentés par un diplomate de rang inférieur. Le 25 novembre, Shwe Mann, le président de la chambre basse du Parlement et l'un des hommes les plus puissants du régime, a déclaré que la Birmanie souhaitait des "relations régulières"avec Washington. 

Avec les pays voisins, la reprise du dialogue semble elle aussi s'accélérer. En novembre, l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) a confié au pays la présidence du bloc régional en 2014. C'était l'un des objectifs principaux du pouvoir birman.

 

Le Monde
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/01/birmanie-les-signes-d...  

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Photos: C.M

Diplomatie : la tension monte entre le Pakistan et les Etats-Unis

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Le Pakistan ne décolère pas. Deux jours après la bavure de la force de l'OTAN en Afghanistan (Isaf), tuant 24 soldats pakistanais, les dirigeants pakistanais annoncent des représailles.

L'Isaf et les Etats-Unis tentent depuis samedi d'expliquer la pire bavure depuis l'arrivée des Américains dans la région en 2001. Dans la nuit de vendredi à samedi, des hélicoptères de l'OTAN ont bombardé un poste militaire pakistanais situé à la frontière avec l'Afghanistan. 24 soldats ont trouvé la mort.

Washington a exprimé samedi ses "plus profondes condoléances" et s'est engagé à ouvrir "une enquête immédiate". De son côté, l'OTAN a regretté dimanche un "incident tragique" et "involontaire".

Une alliance de plus en plus fragile

En représailles, Islamabad a décidé de bloquer le transit du ravitaillement destiné aux Occidentaux en Afghanistan sur son territoire. Des ravitaillements vitaux pour les troupes de l'OTAN. Mais les dirigeants pakistanais ont également fait part de leur volonté de réviser leur coopération dans la lutte antiterroriste. Enfin, un éventuel boycott de la conférence internationale sur l'Afghanistan prévue début décembre à Bonn, en Allemagne, a également été considéré. 

Le Premier ministre Yousuf Raza Gilani a par ailleurs haussé le ton sur CNN, reprochant aux Etats-Unis de placer son gouvernement dans une position délicate. Même si le Pakistan s'est rallié à la "guerre contre le terrorisme", il règne toujours un profond anti-américanisme auprès de la population. "Vous ne pouvez gagner aucune guerre sans le soutien des masses, et nous avons besoin d'eux, (or) ce genre d'incident les éloignent". 

Une crise latente

Le raid américain clandestin qui avait tué Oussama Ben Laden le 2 mai dernier à Abbottabad, dans le nord du Pakistan, avait déja fait surgir les prémices d'une crise diplomatique américano-pakistanaise. Les Etats-Unis reprochaient au Pakistan de soutenir les islamistes et de savoir où se cachait l'auteur des attentats du 11 septembre 2001. 

Toutefois, les spécialistes estiment que cette nouvelle crise ne devrait pas remettre en cause le pacte entre Washington et Islamabad; les Américains soucieux de ne pas risquer de voir l'arsenal nucléaire pakistanais tomber aux mains des extrémistes. Les Pakistanais souhaitent de leur côté continuer à percevoir l'aide américaine.

C. Mazoyer

Photo: C. Mazoyer

Thaïlande: Du risque de "liker" une page Facebook

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Représentation du roi Bhumibol Adulyadej et de la reine Sirikit

Les autorités de Bangkok ont mis en garde. Cliquer sur le bouton "Like" ou "Partager" d'un contenu Facebook critique à l'égard de la monarchie constitue une infraction pénale. Crime de lèse-majesté. Et les lois thaïlandaises sont les plus sévères au monde pour ce crime.

Selon Associated press, il y a eu 36 cas de condamnations pour offense à la monarchie en 2010 contre 18 en 2005 et un seul cas en 2000. Le ministre de l'information et de la communication thaïlandais, Anudith Nakornthap, a d'ailleurs conseillé aux utilisateurs de Facebook de supprimer toutes leurs réactions et commentaires. Un conseil aux allures d'avertissement. Car le Computer Crime Act considère ces faits numériques comme un crime. "S'ils ne les suppriment pas, ils pourraient bien violer le Computer Crime Act pour distribution indirecte de contenu inapproprié", a déclaré le ministre qui traque depuis le mois d'août les pages web qui critiquent le régime, précise le Bangkok Post. Et il a demandé aux fournisseurs d'accès à internet étrangers de fermer les pages Facebook qui diffusent des messages anti-monarchie. Selon le Guardian, le gouvernement thaïlandais "a été forcé d'adopter une ligne dure sur les crimes de lèse-majesté après que l'opposition l'ait décrit comme soft à l'égard des hors-la-loi".

La semaine passée, Amphon Tangnoppaku, 61 ans, a été condamné à 20 ans de prison pour quatre SMS d'offense à la reine envoyés en mai 2010. M. Tangnoppaku a plaidé non coupable et a argué qu'il ne connaissait pas le destinataire de ce message et qu'il ne savait pas bien utiliser son téléphone. Il avait envoyé ce message au secrétaire personnel d'Abhisit Vejjajiva, alors premier ministre. La Commission des droits de l'Homme en Asie dénonce ce jugement qui, selon l'organisation, porte clairement atteinte à la liberté d'expression

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/11/28/thailande-–-du-risque-de-liker-une-page-facebook/

Photos: Clémentine Mazoyer

 

Egypte: le côté sombre de la place Tahrir

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Place Tahrir, au Caire

Il est devenu très difficile de couvrir les événements en Egypte lorsque l'on est une femme reporter.

Dix moi après la révolution qui a abouti à la chute du président Hosni Moubarak, des milliers d'Egyptiens se sont réunis place Tahrir, au Caire pour une manifestation "de la dernière chance". Les manifestants, essentiellement des jeunes, réclament une fois de plus le départ du Général Tantaoui et la fin du régime militaire.

Mais celle que l'on surnomme "la deuxième révolution" livre déjà son côté sombre.

Jeudi, on a appris que Caroline Sinz, journaliste de France 3, avait été agressée sexuellement alors qu'elle couvrait la manifestation. La journaliste et son caméraman, Salah Agrabi, ont été pris à partie sur la place, par un groupe d'hommes en civil, puis séparés.La reporter est alors tabassée par ses agresseurs qui lui enlèvent ensuite ses vêtements et procèdent à des attouchements sexuels.

Selon Reporter Sans Frontière, c'est au moins la troisième fois qu'une femme reporter subit ce type d'agression depuis le début de la révolution en Egypte.

Peu avant Caroline Sinz, une journaliste égypto-américaine, Mona Al-Tahawy, avait déclaré sur Twitter avoir subi des violence sexuelles de la part des policiers. Enfin, le 11 février dernier, c'est une journaliste américaine, Lara Logan qui sur cette même place, se fait agresser sexuellement. 

Vendredi matin, Reporter Sans Frontière déconseillait aux médias d'envoyer des femmes journalistes sur place. Une mesure "momentanée" pour éviter ces violences. L'association ajoute dans son communiqué que "les professionnels de l'information sont les témoins gênants du déclin de l'armée au pouvoir".

Pour Caroline Sinz, ces violences faites aux femmes sont "une façon d'intimider la presse."

CM

Photo: http://flic.kr/p/a9MF5y

Cambodge: Khieu Samphan indigné d'être accusé d'avoir voulu détruire son peuple

Au terme de deux journée et demi d'audience, le procès des anciens dirigeants khmers rouges marque déja une pause. Il ne reprendra que le 5 décembre. Les trois accusés auront néanmoins eu le temps d'esquisser leur ligne de défense, avec le recours à des arguments qui ont pu parfois faire mouche, comme ceux alignés d'une voix claire et tranquille par Khieu Samphan.

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Khieu Samphan, ancien président khmer rouge, à son procès le 23 novembre

L'ancien président du régime ultra-maoïste s'est efforcé de démonter un à un les arguments des co-procureurs à qui il a reproché "des petits arrangements avec la vérité".

C'est un Khieu Samphan en verve, décontracté, qui s'est indigné d'être accusé d'avoir voulu détruire son peuple auquel il a "pourtant consacré toute son existence"; qui s'est interrogé sur le fait que l'ancien roi Sihanouk, le premier chef d'Etat choisi par Pol Pot, ne soit pas aussi poursuivi; qui, enfin, a espéré pouvoir expliquer comment il a pu occuper une haute fonction sans avoir néanmoins su ou décidé quoi que ce soit.

Des propos aux accents de plaidoirie façon Jacques Vergès, le vieil ami qu'il s'est choisi pour avocat, et qui a enfoncé le clou à sa suite. "Les malheurs du Cambodge ne sont pas l'oeuvre des dirigeants cambodgiens, mais l'oeuvre de puissances mondiales", a annoncé Me Vergès.

D'après RFI

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20111123-cambodge-defense-khmers-rouges-voix...

Photo: Flickr

Cuba: la vente de logements enfin autorisée

Après l'autorisation de vendre des voitures, le gouvernement cubain autorise la vente de logement. 

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La Havanne


Un mois après l'entrée en vigueur d'une loi autorisant -pour la première fois depuis 50 ans- la vente des véhicules, le gouvernement cubain a promulgué jeudi une loi autorisant la vente de logements. Cette décision intervient dans le cadre de réformes visant à moderniser le système économique du pays. Cette mesure a été décidée lors d'un congrès historique du Parti communiste de Cuba (PCC), au printemps dernier. 

Avec l'interdiction de vente, un système compliqué et informel d'échange permettait aux Cubains de changer de logement. Une vaste économie parallèle s'était alors formé. Désormais, l'échange deviendra une transaction commerciale sur laquelle l'Etat prélèvera 4% du prix du logement. Chaque logement devra être déclaré au "registre de la propriété" pour identifier les propriétaires cubains.

Ce plan de réformes vise à "actualiser" le système économique cubain, fondé sur le modèle soviétique des années 70 et au bord de la faillite. Fidel Castro, leader de la révolution cubaine, arrivé au pouvoir après un coup d'Etat en 1959, a cédé sa place à son frère Raoul Castro en février 2008. Depuis, les réformes se multiplient pour libéraliser le pays. Les castristes réfléchiraient même à ouvrir ses entreprises aux capitaux étrangers ainsi qu'à faciliter les voyages à l'étranger des Cubains.
C.M avec AFP
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Photos: C.M

 

Birmanie: Aung San Suu Kyi candidate

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Aung San Suu Kyi

La célèbre opposante birmane, Aung San Suu Kyi, se présentera aux prochaines élections législatives de son pays. Elles doivent avoir lieu avant la fin de l'année et permettront de renouveler une partie des députés.

La lauréate du prix Nobel de la paix de 1991 avait affirmé dimanche son intention de participer aux élections. Elle s'est lancée en politique en 1988 en fondant la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Assignée en résidence surveillée en 1990, elle était toujours privée de liberté lors des élections de 2010.

Mais depuis peu, le paysage politique birman semble se transformer. La libération de l'opposante le 13 novembre 2010 en est le premier exemple. La junte militaire a par ailleurs cédé sa place à un régime dit "civil", cependant toujours controlé par l'armée. Le nouveau président Thein Sein multiplie les réformes afin de sortir le pays de l'isolement international. Il s'est par ailleurs félicité du retour d'Aung San Suu Kyi en politique, "Nous travaillerons ensemble pour le développement futur de notre pays, et l'intéret du peuple."

Les réformes semblent porter leurs fruits. Le président américain Barack Obama a annoncé la visite de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton en Birmanie le 1er décembre prochain. Une première depuis 50 ans. De son coté, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, se rendra "le plus tot possible" en Birmanie. Il a également encouragé le gouvernement à poursuivre ses réformes "sans attendre"

C.M avec AFP 

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Rangoon
Photo: C.M